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On vous a dit
que ce n'était pas possible
Consultation de deuxième avis en chirurgie réfractive
« Votre cornée est trop fine. » « Vous êtes trop myope. » « Il y a quelque chose sur votre topographie. » Ces phrases mettent fin à un projet, souvent sans que le patient comprenne pourquoi. Elles sont parfois définitives. Souvent, elles signifient seulement que la technique envisagée ne convenait pas, pas qu'aucune ne convient.
Conditions
Êtes-vous concerné ?
Ces critères orientent, ils ne concluent pas. Seul le bilan pré-opératoire, qui mesure la géométrie réelle de vos yeux, permet de trancher.
Selon le motif du refus
Le bilan complet détermine laquelle de ces branches vous concerne
Profil favorable
- Refus motivé par une cornée trop fine pour la correction visée
- Myopie ou hypermétropie dépassant les capacités du laser cornéen
- Sécheresse oculaire, qui se traite souvent avant d'opérer
- Topographie jugée limite, sans kératocône avéré
- Refus ancien : les techniques et les implants ont évolué
- Explication insuffisante, simple besoin de comprendre la décision
Ce qui écarte ou fait différer
- Kératocône évolutif confirmé : le refus est justifié et le restera
- Pathologie maculaire ou glaucome avancé
- Réfraction toujours évolutive
- Attente d'un avis complaisant plutôt que d'un avis motivé
Techniques
Les options envisageables.
Aucune n'est supérieure aux autres dans l'absolu : chacune répond à une situation anatomique précise.
Implant phaque ICL
La réponse la plus fréquente à un refus pour cornée fine ou forte myopie : l'implant ne consomme aucune épaisseur cornéenne.
Trans-PKR
Consomme moins de tissu qu'un LASIK à correction égale. Certaines cornées écartées du LASIK y restent éligibles.
PreLex
Après 55 ans, agir sur le cristallin contourne entièrement la question cornéenne.
Déjà opéré de la cataracte
Un implant monofocal en place n'interdit pas de corriger la vision ensuite : retouche au laser, second implant réversible ou échange.
Aucune, parfois
Il arrive que le refus soit confirmé. C'est alors une réponse claire et argumentée, ce qui vaut mieux qu'un doute.
Ce qu'il faut savoir
Le point qu'on explique trop peu.
Une consultation de deuxième avis n'a de sens que si elle repose sur un nouvel examen complet : topographie, pachymétrie, aberrométrie, mesure de la chambre antérieure et comptage endothélial le cas échéant. Apportez vos comptes rendus antérieurs et vos ordonnances anciennes : la stabilité de votre réfraction dans le temps est une donnée que seules vos archives permettent d'établir. Et sachez-le d'emblée : je confirmerai le refus si les mesures le justifient.
Fiches d'information de la SFO
Éditées par la Société Française d'Ophtalmologie, elles décrivent l'intervention, ses résultats et ses risques. Elles servent de base au consentement éclairé et ne remplacent pas la consultation.
Questions fréquentes
Ce qu'on me demande le plus souvent.
On m'a refusé le LASIK pour cornée fine : puis-je être opéré ?
Souvent oui, mais autrement. L'implant phaque ICL ne touche pas la cornée, et la trans-PKR consomme moins de tissu qu'un LASIK à correction égale.
Je suis très myope, existe-t-il une solution ?
Au-delà de six à huit dioptries, le laser atteint ses limites. L'implant phaque est précisément conçu pour ces corrections.
On a évoqué un kératocône sans certitude, que faire ?
Une nouvelle topographie et une analyse de son évolution dans le temps sont indispensables. Un kératocône avéré contre-indique le laser cornéen ; une suspicion isolée mérite d'être tranchée.
Mon refus date de plusieurs années, est-il toujours valable ?
Pas nécessairement. Les implants et les profils d'ablation ont évolué, et votre réfraction peut s'être stabilisée entre-temps.
Que dois-je apporter à la consultation ?
Vos comptes rendus d'examens antérieurs, vos ordonnances de lunettes anciennes et récentes, et le courrier du confrère si vous en disposez.
Savoir si c'est possible pour vous
Le questionnaire donne une première orientation en trois minutes. Le bilan pré-opératoire mesure ce qui ne se devine pas : votre topographie, votre épaisseur cornéenne et l'état de votre rétine.
Dr Emmanuel Halimi
Chirurgien ophtalmologue · RPPS 10100555084 · Ordre des médecins des Hauts-de-Seine n° 92/23003
Page rédigée et validée par le praticien.
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