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Questions fréquentes

Les questions que l'on me pose

Ces réponses sont celles que je donne en consultation. Elles renseignent, elles ne diagnostiquent pas : aucune ne remplace l'examen de vos yeux.

Avant de me décider

Ce que l'on demande le plus souvent en première consultation.

À partir de quel âge peut-on être opéré ?

Vingt et un ans révolus, et une correction stable depuis au moins deux ans. Ces deux conditions vont ensemble : opérer un œil dont la réfraction évolue encore revient à corriger une cible mouvante. Il n'y a pas d'âge maximum en soi, mais après cinquante-cinq ans la question se déplace vers le cristallin, et la réponse devient souvent le PreLex plutôt que le laser.

Est-ce que ça fait mal ?

Pendant l'intervention, non : l'anesthésie se fait par gouttes et vous ne ressentez qu'une pression. Après, cela dépend de la technique. Le LASIK et le SMILE sont confortables dès les premières heures. La trans-PKR impose trois à cinq jours réellement inconfortables, le temps que l'épithélium repousse. C'est une différence qu'il faut connaître avant de choisir, pas après.

Combien de temps faut-il s'arrêter de travailler ?

Après un LASIK ou un SMILE, la plupart des patients reprennent au bout de deux à trois jours, en évitant les environnements poussiéreux et les écrans prolongés la première semaine. Après une trans-PKR, comptez plutôt une semaine. Ces durées sont indicatives : un travail de bureau et un métier en extérieur ne se reprennent pas au même rythme.

Peut-on opérer les deux yeux le même jour ?

En chirurgie réfractive, oui, et c'est la règle : les deux yeux sont traités dans la même séance. En chirurgie de la cataracte, non : les deux interventions sont espacées de deux semaines, pour laisser le premier œil récupérer et vérifier le résultat avant d'opérer le second.

Le résultat

Ce que la chirurgie peut promettre, et ce qu'elle ne peut pas.

Verrai-je 10/10 sans lunettes ?

Souvent, mais ce n'est jamais garanti, et aucun chirurgien sérieux ne vous le garantira. Le résultat dépend de votre correction de départ, de la géométrie de votre cornée et de votre cicatrisation, qui est individuelle. Ce que le bilan permet, c'est de vous annoncer un résultat attendu réaliste. Se méfier de tout site qui annonce un taux de réussite de cent pour cent.

La myopie peut-elle revenir ?

Lorsque la chirurgie est réalisée sur une correction stabilisée, le résultat est durable. De petites variations naturelles surviennent avec l'âge, comme chez tout le monde, sans rapport avec la myopie de départ. En revanche la presbytie apparaîtra vers quarante-cinq ans, comme chez tous : elle n'est pas un échec de la chirurgie, c'est un phénomène distinct.

Faudra-t-il une retouche ?

C'est possible, et cela fait partie du parcours normal plutôt que de la complication. La retouche se discute après stabilisation, généralement à trois mois, et sous réserve d'une épaisseur cornéenne résiduelle suffisante. Après LASIK, elle se pratique en resoulevant le capot existant : ce qu'aucune autre technique cornéenne ne permet.

La chirurgie de la cataracte

Ce qui inquiète, et ce qui n'a pas lieu de le faire.

Faut-il attendre que la cataracte soit « mûre » ?

Non. Cette notion appartient à une époque où les techniques étaient différentes. Aujourd'hui, on opère quand la gêne est réelle dans la vie quotidienne : conduite de nuit difficile, lecture pénible malgré des lunettes à jour, éblouissement. Attendre n'apporte aucun bénéfice, et une cataracte très dense rend l'intervention plus délicate.

La cataracte peut-elle revenir ?

Non. Le cristallin retiré ne repousse pas. Ce que l'on appelle « cataracte secondaire » est l'opacification de la fine membrane conservée pour tenir l'implant. Elle se traite en consultation, au laser YAG, sans incision et sans anesthésie autre que des gouttes. Le geste n'est pas à renouveler. En savoir plus.

Serai-je endormi ?

Non, l'anesthésie est locale, par gouttes. Vous êtes éveillé, vous ne voyez pas l'intervention mais des lumières, et vous ne ressentez pas de douleur. Une sédation légère peut être proposée si l'anxiété est importante : elle se discute avec l'anesthésiste lors de la consultation obligatoire.

Combien de temps dure l'intervention ?

Dix à vingt minutes pour le geste lui-même. La présence à la clinique est de quelques heures, en ambulatoire : vous rentrez chez vous dans la journée, accompagné.

Après l'intervention

Les questions de la première semaine.

Quand pourrai-je conduire ?

Après un LASIK ou un SMILE, souvent dès le lendemain, une fois le contrôle effectué. Après une trans-PKR, comptez plutôt une semaine. Après une chirurgie de la cataracte, la reprise se fait généralement au bout de quelques jours, mais seul le contrôle post-opératoire permet de le confirmer : c'est votre acuité mesurée qui décide, pas une durée théorique.

Quand pourrai-je reprendre le sport ?

Les activités sans contact, marche ou vélo, dès quelques jours. La piscine et la mer sont à éviter pendant deux à quatre semaines selon la technique. Les sports de contact et les arts martiaux demandent une précaution durable après LASIK, le capot restant théoriquement mobilisable : c'est l'une des raisons qui font préférer la trans-PKR aux métiers et sports exposés.

Que faire si je ressens une douleur ou une baisse de vision ?

Appelez le secrétariat au 01 47 51 10 83 en précisant la date de votre intervention. En dehors des heures d'ouverture, rendez-vous aux urgences ophtalmologiques les plus proches. Une douleur qui s'installe ou une vision qui baisse après avoir été bonne ne doivent jamais attendre le rendez-vous prévu.

Coût et remboursement

Ce qui est pris en charge, et ce qui ne l'est pas.

La chirurgie réfractive est-elle remboursée ?

Non. L'Assurance Maladie la considère comme une chirurgie de confort : ni le LASIK, ni le SMILE, ni la trans-PKR, ni le PresbyLASIK, ni les implants phaques, ni le PreLex ne sont pris en charge. Un nombre croissant de complémentaires prévoient en revanche un forfait, total ou partiel. Voir les tarifs.

Et la chirurgie de la cataracte ?

Elle est prise en charge. Restent à votre charge le dépassement d'honoraires et, le cas échéant, le supplément d'implant premium : l'implant monofocal, lui, n'entraîne aucun surcoût. Un devis écrit vous est remis avant l'intervention, conçu pour être transmis à votre complémentaire.

Le bilan est-il facturé si je ne suis pas opérable ?

Oui. Le bilan est un acte médical complet : il vous appartient, et ses mesures restent valables si vous consultez ailleurs. Je préfère le dire avant plutôt que de le laisser découvrir.

Situations particulières

Les cas qui ne rentrent pas dans les cases.

On m'a dit que je n'étais pas opérable. Est-ce définitif ?

Pas toujours. Cornée trop fine, correction trop forte, topographie douteuse, sécheresse : selon le motif, d'autres voies restent parfois possibles, et parfois aucune, auquel cas je vous le dirai clairement. Le deuxième avis sert à savoir laquelle de ces situations est la vôtre.

J'ai été opéré de la cataracte et je porte encore des lunettes. Est-ce normal ?

Cela dépend de l'implant posé et de ce qui avait été annoncé. Une correction résiduelle peut parfois être traitée : laser cornéen, implant additionnel, plus rarement échange d'implant. La page consacrée à cette situation détaille les options.

Votre question n'y figure pas ? Écrivez au cabinet pour les questions d'organisation, de délais ou de coût : le formulaire de contact. Pour une question portant sur vos yeux, seule la consultation permet de répondre, et c'est aussi ce qui protège la confidentialité de votre situation.

Les questions les plus fréquentes viennent enrichir cette page. Elle est relue et mise à jour régulièrement.

Dr Emmanuel Halimi

Chirurgien ophtalmologue  ·  RPPS 10100555084  ·  Ordre des médecins des Hauts-de-Seine n° 92/23003

Page rédigée et validée par le praticien.
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