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LASIK

Laser-Assisted in Situ Keratomileusis, capot cornéen

Le LASIK est la technique de chirurgie réfractive la plus pratiquée, et celle au plus long recul clinique : plus de vingt-cinq ans. Un capot cornéen est découpé au laser femtoseconde, la couche profonde remodelée au laser excimer, puis le capot est reposé sans suture.

7 secondesDécoupe du capot par œil
30 secondesPhotoablation par œil
~ 24 heuresVision utile
Toutes amétropiesMyopie, hypermétropie, astigmatisme

Déroulement

Comment se déroule l'intervention.

En ambulatoire, sous anesthésie par collyres, sur le plateau laser de l'Institut Voltaire (Paris 11e). Consultation, bilan et suivi au cabinet de Rueil-Malmaison.

01 · Avant

Prérequis

Lentilles retirées au moins trois jours avant. Pas de maquillage, inutile d'être à jeun. Anesthésie par collyres, puis pose d'un écarteur à paupières.

02 · Découpe

Laser femtoseconde

Le VisuMax 800 crée le capot par contact avec l'œil, en sept secondes. Une pression, pas de douleur.

03 · Correction

Laser excimer

Le capot est soulevé, puis le Schwind Amaris remodèle le stroma en une trentaine de secondes. Vous fixez un point lumineux ; un système de suivi interrompt le tir si l'œil bouge trop.

04 · Fin

Repositionnement

Le capot est reposé et adhère spontanément. Aucun point de suture. Traitement à débuter trois à quatre heures après. La réfraction se stabilise sur un à trois mois.

Les cinq temps du LASIK : vue de face, puis coupe verticale de la cornée

01 Anesthésie

Anesthésie par gouttes, puis pose d'un écarteur à paupières. Ni injection ni anesthésie générale.

02 Découpe du capot

Le cône du laser femtoseconde vient au contact de la cornée, maintenu par un anneau de succion. Ses faisceaux dessinent un capot superficiel, attaché par une charnière.

03 Soulèvement

Le capot est soulevé et rabattu sur sa charnière, exposant le stroma à traiter.

04 Photoablation

Le laser excimer remodèle le stroma sur quelques dizaines de microns, selon le profil calculé avant l'intervention.

05 Repositionnement

Le capot est remis en place et adhère spontanément : aucune suture.

Zone traitée Épithélium Stroma, capot Faisceau laser Instrument

Avantages et limites

Ses atouts, ses limites.

Aucune technique n'est supérieure aux autres dans l'absolu. Chacune a un domaine où elle est la meilleure réponse, et un revers qu'il faut connaître avant de choisir.

Ses atoutsSes limites
La récupération la plus rapide : vision utile dès 24 heures le plus souvent, qualité de vision retrouvée en une semaine environ.Création d'un capot : des complications peuvent survenir à sa découpe ou sa manipulation. Il peut se déplacer et nécessiter une remise en place dans les heures qui suivent.
Indolore : la procédure et les suites immédiates sont confortables, contrairement à la PKR.Sécheresse oculaire : la section de nerfs cornéens perturbe le réflexe lacrymal. Plus fréquente qu'après PKR ou SMILE, elle s'améliore avec le temps.
Résultats prévisibles : les nomogrammes sont les mieux établis, sur toutes les amétropies.Épaisseur cornéenne consommée : le capot en mobilise une partie, ce qui limite les fortes corrections.
Retouche simple : le capot peut être resoulevé, ce qu'aucune autre technique cornéenne ne permet.Sports de contact : le capot reste mobilisable en cas de choc violent, d'où la préférence pour la trans-PKR chez les métiers et sports exposés.
Peu de fluctuations visuelles comparé à la trans-PKR.·
Tarif LASIK 3 000 €les deux yeux 1 500 €par œil Forfait tout compris : honoraires du chirurgien, frais de clinique et de plateau technique, consommables et suivi post-opératoire. Non pris en charge par l'Assurance Maladie ; de nombreuses complémentaires prévoient un forfait. Toutes les informations tarifaires

Effets et complications

Ce qui est attendu, ce qui est exceptionnel.

Les effets secondaires attendus découlent de la technique : ils sont fréquents et transitoires. Les complications, elles, sont rares, et figurent ici parce que vous avez le droit de les connaître avant de consentir.

Effets secondaires attendus

  • Sécheresse oculaire : habituelle les premières semaines, traitée par larmes artificielles.
  • Halos et éblouissements nocturnes : fréquents, liés à la diffusion de la lumière et à la dilatation pupillaire. Ils s'atténuent avec la cicatrisation.

Complications possibles

  • Invasion épithéliale : migration de cellules de surface sous le capot, avec baisse de qualité visuelle. Nécessite un lavage de l'interface.
  • Sous ou sur-correction : nécessite une retouche.
  • Ectasie cornéenne : déformation progressive, rare, favorisée par une cornée trop fine ou un kératocône méconnu. C'est ce que le bilan cherche à exclure.
  • Infection : rare, prévenue par un antibiotique.

Pour qui

Les indications.

Ces critères orientent, ils ne concluent pas : seul le bilan pré-opératoire mesure la géométrie réelle de vos yeux.

Profil favorable

  • Myopie, hypermétropie et astigmatisme, dans les limites de l'épaisseur cornéenne
  • Cornée d'épaisseur suffisante, vérifiée par pachymétrie
  • Topographie régulière, sans signe de kératocône
  • Film lacrymal correct, ou sécheresse traitée au préalable
  • Réfraction stable depuis deux ans, âge de 21 ans révolus

Ce qui écarte ou fait différer

  • Kératocône, ou suspicion à la topographie
  • Cornée trop fine pour la correction visée
  • Sécheresse oculaire sévère
  • Sport de combat ou de contact, métier exposé aux chocs oculaires
  • Grossesse, allaitement, réfraction évolutive

Retouche

Et si le résultat n'est pas parfait ?

La reprise après LASIK

Le capot peut être resoulevé et le laser excimer complète la correction. C'est la reprise la plus simple de la chirurgie réfractive, souvent décisive dans les fortes corrections, où la retouche est plus probable.

Une sous-correction ou une régression reste possible quelle que soit la technique. La retouche éventuelle est incluse dans le suivi de la première année.

Les autres techniques

SMILE

Sans capot, biomécanique cornéenne mieux préservée.

Trans-PKR

Sans découpe profonde, pour cornées fines et yeux exposés.

Implant phaque ICL

Quand la cornée ne permet pas le laser.

Fiche d'information de la SFO

Éditée par la Société Française d'Ophtalmologie, elle décrit l'intervention, ses résultats et ses risques. Elle sert de base au consentement éclairé, sans remplacer la consultation.

Questions fréquentes

Ce qu'on me demande le plus souvent.

Le LASIK fait-il mal ?

Non. L'anesthésie se fait par collyres et l'intervention est indolore. Une gêne et un larmoiement sont fréquents pendant deux à trois heures après.

Combien de temps dure un LASIK ?

Sept secondes pour la découpe du capot et une trentaine de secondes de laser excimer par œil. Comptez une dizaine de minutes au bloc pour les deux yeux.

Quand puis-je reprendre le travail ?

Le lendemain dans la plupart des cas : c'est le moment de la vision utile. La qualité de vision (contrastes, absence de halos) met environ une semaine de plus. Sport sans contact après une semaine, piscine après deux semaines. La reprise de la conduite dépend de l'acuité mesurée au contrôle, pas du seul temps écoulé.

Le capot peut-il se déplacer ?

C'est très rare et survient essentiellement dans les heures suivant l'intervention, ou après un choc direct. C'est la raison de la coque de protection nocturne et de la consigne de ne pas se frotter les yeux.

Peut-on refaire un LASIK plus tard ?

Oui, en resoulevant le capot existant, sous réserve d'une épaisseur cornéenne résiduelle suffisante.

Le LASIK est-il fait pour vos yeux ?

Le questionnaire donne une première orientation en trois minutes. Le bilan pré-opératoire mesure ce qui ne se devine pas : topographie, épaisseur cornéenne, film lacrymal et fond d'œil.

Dr Emmanuel Halimi

Chirurgien ophtalmologue  ·  RPPS 10100555084  ·  Ordre des médecins des Hauts-de-Seine n° 92/23003

Page rédigée et validée par le praticien.
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