Prérequis
Lentilles retirées au moins trois jours avant. Pas de maquillage, inutile d'être à jeun. Anesthésie par collyres, puis pose d'un écarteur à paupières.
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Laser-Assisted in Situ Keratomileusis, capot cornéen
Le LASIK est la technique de chirurgie réfractive la plus pratiquée, et celle au plus long recul clinique : plus de vingt-cinq ans. Un capot cornéen est découpé au laser femtoseconde, la couche profonde remodelée au laser excimer, puis le capot est reposé sans suture.
Déroulement
En ambulatoire, sous anesthésie par collyres, sur le plateau laser de l'Institut Voltaire (Paris 11e). Consultation, bilan et suivi au cabinet de Rueil-Malmaison.
Lentilles retirées au moins trois jours avant. Pas de maquillage, inutile d'être à jeun. Anesthésie par collyres, puis pose d'un écarteur à paupières.
Le VisuMax 800 crée le capot par contact avec l'œil, en sept secondes. Une pression, pas de douleur.
Le capot est soulevé, puis le Schwind Amaris remodèle le stroma en une trentaine de secondes. Vous fixez un point lumineux ; un système de suivi interrompt le tir si l'œil bouge trop.
Le capot est reposé et adhère spontanément. Aucun point de suture. Traitement à débuter trois à quatre heures après. La réfraction se stabilise sur un à trois mois.
Les cinq temps du LASIK : vue de face, puis coupe verticale de la cornée
Anesthésie par gouttes, puis pose d'un écarteur à paupières. Ni injection ni anesthésie générale.
Le cône du laser femtoseconde vient au contact de la cornée, maintenu par un anneau de succion. Ses faisceaux dessinent un capot superficiel, attaché par une charnière.
Le capot est soulevé et rabattu sur sa charnière, exposant le stroma à traiter.
Le laser excimer remodèle le stroma sur quelques dizaines de microns, selon le profil calculé avant l'intervention.
Le capot est remis en place et adhère spontanément : aucune suture.
Zone traitée Épithélium Stroma, capot Faisceau laser Instrument
Avantages et limites
Aucune technique n'est supérieure aux autres dans l'absolu. Chacune a un domaine où elle est la meilleure réponse, et un revers qu'il faut connaître avant de choisir.
| Ses atouts | Ses limites |
|---|---|
| La récupération la plus rapide : vision utile dès 24 heures le plus souvent, qualité de vision retrouvée en une semaine environ. | Création d'un capot : des complications peuvent survenir à sa découpe ou sa manipulation. Il peut se déplacer et nécessiter une remise en place dans les heures qui suivent. |
| Indolore : la procédure et les suites immédiates sont confortables, contrairement à la PKR. | Sécheresse oculaire : la section de nerfs cornéens perturbe le réflexe lacrymal. Plus fréquente qu'après PKR ou SMILE, elle s'améliore avec le temps. |
| Résultats prévisibles : les nomogrammes sont les mieux établis, sur toutes les amétropies. | Épaisseur cornéenne consommée : le capot en mobilise une partie, ce qui limite les fortes corrections. |
| Retouche simple : le capot peut être resoulevé, ce qu'aucune autre technique cornéenne ne permet. | Sports de contact : le capot reste mobilisable en cas de choc violent, d'où la préférence pour la trans-PKR chez les métiers et sports exposés. |
| Peu de fluctuations visuelles comparé à la trans-PKR. | · |
Effets et complications
Les effets secondaires attendus découlent de la technique : ils sont fréquents et transitoires. Les complications, elles, sont rares, et figurent ici parce que vous avez le droit de les connaître avant de consentir.
Pour qui
Ces critères orientent, ils ne concluent pas : seul le bilan pré-opératoire mesure la géométrie réelle de vos yeux.
Retouche
Le capot peut être resoulevé et le laser excimer complète la correction. C'est la reprise la plus simple de la chirurgie réfractive, souvent décisive dans les fortes corrections, où la retouche est plus probable.
Une sous-correction ou une régression reste possible quelle que soit la technique. La retouche éventuelle est incluse dans le suivi de la première année.
Sans capot, biomécanique cornéenne mieux préservée.
Sans découpe profonde, pour cornées fines et yeux exposés.
Quand la cornée ne permet pas le laser.
Fiche d'information de la SFO
Éditée par la Société Française d'Ophtalmologie, elle décrit l'intervention, ses résultats et ses risques. Elle sert de base au consentement éclairé, sans remplacer la consultation.
Questions fréquentes
Non. L'anesthésie se fait par collyres et l'intervention est indolore. Une gêne et un larmoiement sont fréquents pendant deux à trois heures après.
Sept secondes pour la découpe du capot et une trentaine de secondes de laser excimer par œil. Comptez une dizaine de minutes au bloc pour les deux yeux.
Le lendemain dans la plupart des cas : c'est le moment de la vision utile. La qualité de vision (contrastes, absence de halos) met environ une semaine de plus. Sport sans contact après une semaine, piscine après deux semaines. La reprise de la conduite dépend de l'acuité mesurée au contrôle, pas du seul temps écoulé.
C'est très rare et survient essentiellement dans les heures suivant l'intervention, ou après un choc direct. C'est la raison de la coque de protection nocturne et de la consigne de ne pas se frotter les yeux.
Oui, en resoulevant le capot existant, sous réserve d'une épaisseur cornéenne résiduelle suffisante.
Le questionnaire donne une première orientation en trois minutes. Le bilan pré-opératoire mesure ce qui ne se devine pas : topographie, épaisseur cornéenne, film lacrymal et fond d'œil.
Dr Emmanuel Halimi
Chirurgien ophtalmologue · RPPS 10100555084 · Ordre des médecins des Hauts-de-Seine n° 92/23003
Page rédigée et validée par le praticien.
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