DMLA
Dégénérescence maculaire liée à l'âge
Ce que cela change pour votre chirurgie
La DMLA ne contre-indique pas la chirurgie de la cataracte. Retirer un cristallin devenu opaque restitue du contraste, et rend surtout la rétine à nouveau visible : la surveillance de la macula redevient possible. Le bénéfice visuel dépend en revanche de l'état de la macula, et il faut en parler avant plutôt qu'après.
Elle écarte l'implant multifocal, et le plus souvent l'implant à profondeur de champ étendue. Ces implants répartissent la lumière entre plusieurs distances, au prix d'une perte de contraste qu'une macula fragilisée ne tolère pas. L'implant monofocal, torique si vous êtes astigmate, reste le bon choix : la vision de loin est privilégiée, la lecture se fait avec des lunettes et, si nécessaire, une aide grossissante.
En chirurgie réfractive, une DMLA constituée écarte l'indication : corriger la cornée ne restaure pas une macula atteinte.
En savoir plus sur cette maladie
De quoi s'agit-il ?
La DMLA est une dégénérescence de la macula, la zone centrale de la rétine qui assure la vision fine, celle qui permet de lire ou de reconnaître un visage. Elle prend deux formes, parfois associées : la forme atrophique, ou « sèche », où les cellules du centre de la rétine disparaissent lentement ; la forme exsudative, dite « humide », où des vaisseaux anormaux issus de la choroïde envahissent la rétine et la détruisent, beaucoup plus vite.
Le premier signe est une déformation des lignes droites, les métamorphopsies, puis une tache centrale permanente. La vision périphérique, elle, reste intacte : on ne devient pas aveugle d'une DMLA, mais on perd la lecture.
Facteurs de risque et prévention
L'âge domine tous les autres facteurs. Viennent ensuite l'hérédité, qui multiplie le risque par quatre, le tabagisme, l'exposition aux ultraviolets, les maladies cardiovasculaires et l'obésité.
Trois leviers ont fait leurs preuves : l'arrêt du tabac, une alimentation riche en légumes verts et en poissons gras, et le port de lunettes de soleil. L'autosurveillance par la grille d'Amsler, un œil après l'autre, permet de repérer une déformation nouvelle entre deux consultations.
Prise en charge
La forme exsudative se traite par injections intravitréennes d'anti-VEGF, répétées selon un protocole personnalisé. Plus le traitement est débuté tôt, mieux la vision est préservée. La forme atrophique ne dispose pas encore de traitement curatif ; la prise en charge repose sur les compléments alimentaires adaptés, la rééducation basse vision et les aides optiques.
Le suivi de votre DMLA (injections, contrôles, adaptation des aides visuelles) se poursuit au cabinet Rueil Ma Vision.
Fiches d'information de la SFO
Ces fiches sont éditées par la Société Française d'Ophtalmologie et le Syndicat National des Ophtalmologistes de France. Elles décrivent l'intervention, ses résultats, ses risques et les conséquences d'un refus de soins. Elles servent de base au consentement éclairé, mais ne remplacent pas la consultation.