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DMLA, glaucome, diabète :
ce qu'ils changent pour votre chirurgie

Cette page n'est pas une encyclopédie des maladies de l'œil. Elle traite des quelques pathologies qui modifient réellement une décision opératoire : celles qui écartent un type d'implant, qui imposent un traitement préalable, ou qui changent ce que vous pouvez attendre du résultat. Passé soixante ans, un candidat à la chirurgie de la cataracte sur deux en présente au moins une.

01

DMLA

Dégénérescence maculaire liée à l'âge

Ce que cela change pour votre chirurgie

La DMLA ne contre-indique pas la chirurgie de la cataracte. Retirer un cristallin devenu opaque restitue du contraste, et rend surtout la rétine à nouveau visible : la surveillance de la macula redevient possible. Le bénéfice visuel dépend en revanche de l'état de la macula, et il faut en parler avant plutôt qu'après.

Elle écarte l'implant multifocal, et le plus souvent l'implant à profondeur de champ étendue. Ces implants répartissent la lumière entre plusieurs distances, au prix d'une perte de contraste qu'une macula fragilisée ne tolère pas. L'implant monofocal, torique si vous êtes astigmate, reste le bon choix : la vision de loin est privilégiée, la lecture se fait avec des lunettes et, si nécessaire, une aide grossissante.

En chirurgie réfractive, une DMLA constituée écarte l'indication : corriger la cornée ne restaure pas une macula atteinte.

En savoir plus sur cette maladie

De quoi s'agit-il ?

La DMLA est une dégénérescence de la macula, la zone centrale de la rétine qui assure la vision fine, celle qui permet de lire ou de reconnaître un visage. Elle prend deux formes, parfois associées : la forme atrophique, ou « sèche », où les cellules du centre de la rétine disparaissent lentement ; la forme exsudative, dite « humide », où des vaisseaux anormaux issus de la choroïde envahissent la rétine et la détruisent, beaucoup plus vite.

Le premier signe est une déformation des lignes droites, les métamorphopsies, puis une tache centrale permanente. La vision périphérique, elle, reste intacte : on ne devient pas aveugle d'une DMLA, mais on perd la lecture.

Facteurs de risque et prévention

L'âge domine tous les autres facteurs. Viennent ensuite l'hérédité, qui multiplie le risque par quatre, le tabagisme, l'exposition aux ultraviolets, les maladies cardiovasculaires et l'obésité.

Trois leviers ont fait leurs preuves : l'arrêt du tabac, une alimentation riche en légumes verts et en poissons gras, et le port de lunettes de soleil. L'autosurveillance par la grille d'Amsler, un œil après l'autre, permet de repérer une déformation nouvelle entre deux consultations.

Prise en charge

La forme exsudative se traite par injections intravitréennes d'anti-VEGF, répétées selon un protocole personnalisé. Plus le traitement est débuté tôt, mieux la vision est préservée. La forme atrophique ne dispose pas encore de traitement curatif ; la prise en charge repose sur les compléments alimentaires adaptés, la rééducation basse vision et les aides optiques.

Le suivi de votre DMLA (injections, contrôles, adaptation des aides visuelles) se poursuit au cabinet Rueil Ma Vision.

Fiches d'information de la SFO

Ces fiches sont éditées par la Société Française d'Ophtalmologie et le Syndicat National des Ophtalmologistes de France. Elles décrivent l'intervention, ses résultats, ses risques et les conséquences d'un refus de soins. Elles servent de base au consentement éclairé, mais ne remplacent pas la consultation.

02

Glaucome

Neuropathie optique progressive

Ce que cela change pour votre chirurgie

La chirurgie de la cataracte fait baisser la pression intraoculaire, de deux à quatre millimètres de mercure en moyenne, et cet effet dure. Chez un patient glaucomateux, l'intervention est donc souvent doublement bénéfique. Quand la pression n'est pas contrôlée malgré le traitement, un geste sur l'évacuation peut être associé dans le même temps opératoire.

Deux réserves. Un champ visuel déjà altéré limite le gain ressenti : la cataracte est levée, le déficit glaucomateux demeure. Et les implants multifocaux sont déconseillés : leur perte de contraste s'ajoute à celle d'un nerf optique déjà atteint.

En chirurgie réfractive, le point à connaître est la mesure de pression : après un LASIK ou une trans-PKR, la cornée amincie fausse le tonomètre vers le bas. La pression réelle est sous-estimée, ce qui peut retarder un diagnostic. Votre épaisseur cornéenne pré-opératoire doit être notée et conservée : elle permet de corriger les mesures ultérieures.

En savoir plus sur cette maladie

De quoi s'agit-il ?

Le glaucome est la première cause de cécité irréversible en France. Il correspond à une dégénérescence progressive du nerf optique, le plus souvent liée à une pression trop élevée à l'intérieur de l'œil. Les fibres perdues ne repoussent pas.

Sa forme la plus fréquente est le glaucome chronique à angle ouvert. Il existe aussi des glaucomes à angle fermé, des glaucomes à pression normale, et des glaucomes secondaires à une autre pathologie ou à un traitement : les corticoïdes au long cours en particulier.

Pourquoi le dépistage est le seul moyen

Le champ visuel se rétrécit d'abord en périphérie, là où l'attention ne se porte pas, et le second œil compense le premier. La vision centrale reste normale très longtemps. Quand le patient perçoit une gêne, la perte est déjà considérable, et définitive.

Un examen simple suffit à le dépister : mesure de la pression, examen du nerf optique, et si besoin champ visuel et OCT. Après quarante ans, un contrôle tous les deux ans est justifié ; tous les ans en cas d'antécédent familial, de forte myopie ou d'origine africaine ou antillaise.

Prise en charge

Le traitement vise à abaisser la pression, seul facteur sur lequel on peut agir. Il repose d'abord sur des collyres quotidiens, dont l'observance conditionne tout le résultat. Le laser SLT constitue une alternative ou un complément. La chirurgie est réservée aux formes non contrôlées ou évolutives.

Le dépistage, le suivi du champ visuel et l'adaptation du traitement se font au cabinet Rueil Ma Vision.

Fiches d'information de la SFO

Ces fiches sont éditées par la Société Française d'Ophtalmologie et le Syndicat National des Ophtalmologistes de France. Elles décrivent l'intervention, ses résultats, ses risques et les conséquences d'un refus de soins. Elles servent de base au consentement éclairé, mais ne remplacent pas la consultation.

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Diabète et œil

Un diabète mal équilibré peut détériorer la vision et conduire à la cécité

Ce que cela change pour votre chirurgie

La cataracte survient plus tôt et progresse plus vite chez le patient diabétique. L'intervention est la même, mais elle se prépare différemment.

Trois conditions avant d'opérer. Un équilibre glycémique correct, une hémoglobine glyquée connue, et surtout un bilan rétinien récent. Une rétinopathie évolutive doit être traitée avant : la chirurgie de la cataracte peut l'aggraver. Un œdème maculaire doit être stabilisé, faute de quoi la vision ne remontera pas malgré une intervention parfaitement conduite, et la déception serait légitime.

Le choix de l'implant. En présence d'une rétinopathie, même minime, l'implant monofocal est privilégié : le contraste est trop précieux pour être partagé entre plusieurs foyers. Sans rétinopathie et avec un diabète bien équilibré, les autres options redeviennent discutables.

En chirurgie réfractive, un diabète déséquilibré est une contre-indication : cicatrisation ralentie, sécheresse oculaire majorée, risque infectieux accru. Un diabète stable, avec une rétine saine et une correction stable, ne l'est pas.

En savoir plus sur cette maladie

De quoi s'agit-il ?

Le diabète abîme les petits vaisseaux, et ceux de la rétine sont parmi les plus fins de l'organisme. Il en résulte une rétinopathie diabétique : microanévrismes, hémorragies, puis à un stade avancé prolifération de vaisseaux anormaux et risque d'hémorragie intravitréenne ou de décollement. S'y ajoute l'œdème maculaire, cause principale de baisse de vision, qui peut survenir à tout stade.

L'œil est aussi un révélateur : le fond d'œil montre l'état de la microcirculation de tout l'organisme.

Le rythme de surveillance

Un fond d'œil dilaté, ou une rétinophotographie, tous les deux ans en l'absence de rétinopathie et avec un diabète équilibré. Tous les ans, voire plus souvent, dès qu'une atteinte existe, en cas de déséquilibre, d'hypertension associée, de grossesse ou d'intensification rapide du traitement.

Le point essentiel : la rétinopathie ne se voit pas et ne se sent pas avant d'être avancée. La régularité du contrôle vaut mieux que n'importe quel symptôme.

Prise en charge

Le premier traitement reste l'équilibre du diabète et de la tension artérielle. L'œdème maculaire relève des injections intravitréennes ; la rétinopathie proliférante, du laser panrétinien ; les formes compliquées, de la chirurgie vitréorétinienne.

Le dépistage annuel et le suivi de votre rétinopathie se font au cabinet Rueil Ma Vision.

Fiches d'information de la SFO

Ces fiches sont éditées par la Société Française d'Ophtalmologie et le Syndicat National des Ophtalmologistes de France. Elles décrivent l'intervention, ses résultats, ses risques et les conséquences d'un refus de soins. Elles servent de base au consentement éclairé, mais ne remplacent pas la consultation.

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Décollement de rétine

Le seul traitement est la chirurgie

Consultez sans attendre

L'apparition brutale de corps flottants, d'éclairs lumineux, d'une ombre latérale ou d'un voile impose un examen du fond d'œil en urgence. En l'absence de traitement, la vision peut être perdue en quelques jours.

Ce que cela change pour votre chirurgie

La chirurgie réfractive ne modifie pas le risque de décollement. C'est un malentendu fréquent. Le laser corrige la cornée ; il ne raccourcit pas l'œil. Un myope opéré reste, du point de vue de sa rétine, un myope : même risque, même surveillance, à vie. Ne vous croyez pas guéri de votre myopie parce que vous ne portez plus de lunettes.

La chirurgie du cristallin, elle, majore légèrement ce risque chez le myope fort, qu'il s'agisse d'une cataracte ou d'un PreLex. Ce risque reste faible, il fait partie de l'information préalable, et il pèse dans la décision quand l'indication est de confort.

Dans tous les cas, la rétine périphérique est examinée avant. Une déchirure ou une zone de fragilité identifiée est traitée au laser, et la chirurgie est différée le temps de la cicatrisation. C'est la raison d'être de cet examen, souvent perçu comme accessoire.

En savoir plus sur cette maladie

De quoi s'agit-il ?

La rétine tapisse le fond de l'œil comme une pellicule photographique. Un décollement survient lorsqu'une déchirure laisse passer le liquide qui remplit l'œil sous cette pellicule, qui se soulève. La zone décollée ne transmet plus d'image, et les cellules qu'elle contient se dégradent en quelques jours.

C'est une urgence chirurgicale. Aucun traitement médical ne recolle une rétine.

Les signes qui doivent alerter

Des éclairs lumineux, surtout en périphérie et dans l'obscurité. Une pluie de points noirs apparue brutalement. Puis un voile noir ou une ombre fixe qui envahit une partie du champ visuel, comme un rideau.

Rien de tout cela ne fait mal. L'absence de douleur est précisément ce qui fait perdre du temps. Devant ces signes, consultez le jour même, sans attendre.

Les personnes les plus exposées sont les myopes forts, les patients déjà opérés d'un œil, ceux ayant un antécédent familial, et les suites d'un traumatisme oculaire.

Prise en charge

L'intervention consiste à refermer la déchirure et à réappliquer la rétine, par voie externe ou par vitrectomie, avec parfois un tamponnement par gaz ou silicone imposant un positionnement postopératoire strict. Le pronostic dépend avant tout du délai, et de l'atteinte ou non de la macula.

La chirurgie du décollement de rétine relève d'un chirurgien vitréorétinien : je vous oriente sans délai vers l'équipe adaptée.

Fiches d'information de la SFO

Ces fiches sont éditées par la Société Française d'Ophtalmologie et le Syndicat National des Ophtalmologistes de France. Elles décrivent l'intervention, ses résultats, ses risques et les conséquences d'un refus de soins. Elles servent de base au consentement éclairé, mais ne remplacent pas la consultation.

05

Urgences vasculaires de l'œil

Occlusions rétiniennes et neuropathie ischémique : reconnaître, et agir vite

Ces trois situations n'ont pas de rapport direct avec la chirurgie réfractive ou la cataracte. Elles figurent ici parce qu'elles se manifestent par une baisse de vision brutale et indolore, et que le délai de prise en charge conditionne tout le pronostic.

Occlusion veineuse

OVCR et occlusion de branche

Le sang ne s'évacue plus de la rétine. Baisse de vision progressive sur quelques heures à quelques jours, indolore. Le traitement repose sur les injections intravitréennes et sur le contrôle des facteurs cardiovasculaires. Une surveillance mensuelle est nécessaire les premiers mois, à la recherche de complications néovasculaires.

Consultation dans les jours qui suivent

Occlusion artérielle

OACR

L'équivalent rétinien d'un accident vasculaire cérébral. Perte de vision totale, brutale et indolore d'un œil. Une amaurose fugace (un voile noir transitoire de quelques minutes) peut la précéder et doit alerter au même titre.

Appelez le 15 immédiatement

Neuropathie ischémique

NOIAA

Un infarctus de la tête du nerf optique. Baisse de vision brutale, souvent avec amputation de la moitié inférieure du champ visuel. Après soixante ans, il faut éliminer en urgence une maladie de Horton par une prise de sang : c'est le second œil que l'on protège.

Consultation en urgence le jour même

Un dépistage vaut mieux qu'un traitement.

Ces quatre maladies partagent la même logique : elles se soignent d'autant mieux qu'elles sont prises tôt, et elles ne préviennent pas. Un contrôle régulier reste le meilleur outil dont nous disposons.

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Dr Emmanuel Halimi

Chirurgien ophtalmologue  ·  RPPS 10100555084  ·  Ordre des médecins des Hauts-de-Seine n° 92/23003

Page rédigée et validée par le praticien.
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