Prérequis
Lentilles retirées au moins trois jours avant. Anesthésie par collyres, puis pose d'un écarteur à paupières. Prévoyez de ne pas travailler les jours suivants.
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Photokératectomie réfractive transépithéliale, sans contact
La trans-PKR agit en surface. Aucun capot n'est découpé, aucun instrument ne touche l'œil : le laser excimer retire lui-même l'épithélium puis remodèle la cornée, en un seul temps. C'est la technique de référence pour les cornées fines et les yeux exposés aux chocs, au prix de suites plus longues.
Déroulement
En ambulatoire, sous anesthésie par collyres, sur le plateau laser de l'Institut Voltaire (Paris 11e). Consultation, bilan et suivi au cabinet de Rueil-Malmaison.
Lentilles retirées au moins trois jours avant. Anesthésie par collyres, puis pose d'un écarteur à paupières. Prévoyez de ne pas travailler les jours suivants.
Le Schwind Amaris 750s retire l'épithélium puis remodèle la cornée en un temps, sans contact. Environ trente secondes par œil, en fixant un point lumineux. Selon la correction, un produit limitant le trouble cicatriciel peut être appliqué quelques secondes, puis rincé.
Rinçage, puis pose d'une lentille pansement qui protège la surface pendant la repousse de l'épithélium.
Contrôle au cinquième jour, à la repousse épithéliale, puis au premier et au sixième mois. La réfraction se stabilise sur un à trois mois, parfois plus selon la correction.
Les cinq temps de la trans-PKR : vue de face, puis coupe verticale de la cornée
Anesthésie par gouttes, puis pose d'un écarteur à paupières. Aucun instrument ne touche la cornée.
En une seule séquence, le laser excimer retire la couche superficielle puis remodèle le stroma. Sans lame, sans capot, sans contact.
Selon la correction, un produit limitant le trouble cicatriciel est appliqué quelques secondes, puis la surface est rincée.
Une lentille souple est posée en fin d'intervention. Elle protège la surface et atténue la gêne pendant la cicatrisation.
La couche superficielle se reconstitue depuis la périphérie vers le centre en quelques jours, sous la lentille, avant son retrait.
Zone traitée Épithélium Stroma Faisceau laser Instrument
Avantages et limites
Aucune technique n'est supérieure aux autres dans l'absolu. Chacune a un domaine où elle est la meilleure réponse, et un revers qu'il faut connaître avant de choisir.
| Ses atouts | Ses limites |
|---|---|
| Aucune découpe profonde : pas de capot, donc aucune complication d'interface ni de risque de déplacement. | Récupération nettement plus longue : l'épithélium doit repousser, en trois à cinq jours en moyenne, ce qui commande le reste. Vision utile en cinq à sept jours, qualité de vision sur deux à six semaines. |
| Convient aux cornées fines : elle consomme moins d'épaisseur qu'un LASIK à correction égale, et reste possible là où le capot est exclu. | Douleurs post-opératoires : un inconfort marqué est fréquent les premiers jours, contrairement au LASIK et au SMILE. |
| Moins de sécheresse oculaire post-opératoire que le LASIK. | Fluctuations visuelles pendant la cicatrisation, qui se stabilisent avec le temps. |
| Sans contact avec l'œil : le laser retire lui-même l'épithélium, écartant les gestes instrumentaux et régularisant la cicatrisation. | Arrêt de travail : à prévoir, là où le LASIK permet une reprise dès le lendemain. |
| Adaptée aux sports de combat et métiers exposés, où l'absence de capot est déterminante. | · |
Effets et complications
Les effets secondaires attendus découlent de la technique : ils sont fréquents et transitoires. Les complications, elles, sont rares, et figurent ici parce que vous avez le droit de les connaître avant de consentir.
Pour qui
Ces critères orientent, ils ne concluent pas : seul le bilan pré-opératoire mesure la géométrie réelle de vos yeux.
Retouche
Une reprise se fait par une nouvelle photoablation de surface, sous réserve d'une épaisseur cornéenne suffisante. Pas de capot à gérer, ce qui simplifie le geste, mais les suites sont de nouveau celles d'une PKR.
Une sous-correction ou une régression reste possible quelle que soit la technique. La retouche éventuelle est incluse dans le suivi de la première année.
Récupération rapide, retouche simple.
Sans capot, biomécanique préservée.
Quand la cornée ne permet pas le laser.
Fiche d'information de la SFO
Éditée par la Société Française d'Ophtalmologie, elle décrit l'intervention, ses résultats et ses risques. Elle sert de base au consentement éclairé, sans remplacer la consultation.
Questions fréquentes
Parce que votre cornée est trop fine pour un capot, ou parce que votre sport ou votre métier vous expose à des chocs oculaires. Dans ces deux situations, l'absence de capot prime sur le confort des suites.
L'intervention est indolore. Les trois à cinq jours suivants sont en revanche inconfortables : c'est la principale différence avec le LASIK et le SMILE.
Comptez environ une semaine. La vision reste floue le temps de la repousse de l'épithélium, et le contrôle du cinquième jour permet en général de retirer la lentille pansement. La vision de haute qualité, elle, met deux à six semaines à s'installer : c'est la contrepartie de l'absence de capot.
Un voile cicatriciel qui trouble la cornée, rare, favorisé par l'exposition aux ultraviolets. C'est la raison pour laquelle la protection solaire est impérative les mois suivants.
Dans la PKR classique, l'épithélium est retiré mécaniquement. Dans la trans-PKR, c'est le laser qui s'en charge, sans contact et dans le même temps que la correction.
Le questionnaire donne une première orientation en trois minutes. Le bilan pré-opératoire mesure ce qui ne se devine pas : topographie, épaisseur cornéenne, film lacrymal et fond d'œil.
Dr Emmanuel Halimi
Chirurgien ophtalmologue · RPPS 10100555084 · Ordre des médecins des Hauts-de-Seine n° 92/23003
Page rédigée et validée par le praticien.
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